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Détroit d’Ormuz : EMASOH, multiplication des opérations de surveillance.
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Le ministre français des affaires étrangères a annoncé ce lundi 20 janvier le soutien politique de huit pays (Allemagne, Belgique, Danemark, France, Grèce, Italie, Pays-Bas et Portugal) membres de l’Union européenne à la création d’une mission européenne de surveillance maritime dans le détroit d’Ormuz (EMASOH). L’EMASOH se veut une mission de désescalade de l’instabilité et de sécurisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Celui-ci relie le golfe persique au golfe d’Oman. Un cinquième de la production mondiale de pétrole et un quart de celle du gaz transitent par le détroit d’Ormuz. Si l’Iran menace régulièrement de bloquer ce couloir maritime en cas d’attaque américaine, la plus grande menace réside toutefois dans sa capacité de nuisances : attaques des infrastructures pétrolières et gazières ou encore poses de mines marines.

 

Facilité par la présence militaire française permanente aux Émirats Arabes Unis, le quartier général se tiendra à Abou Dabi et sera dans un premier temps sous commandement français. La frégate légère furtive française Courbet assurera le premier mandat, rejointe par les Pays-Bas en février et le Danemark à l’automne. L’EMASOH n’est pas une opérations d’intervention active mais une opération de surveillance, de dissuasion et de renseignement. Elle intervient en complément de l’International Maritime Security Construct (IMSC) formé en septembre 2019 sous l’impulsion des États-Unis. Ce 21 janvier, la Corée du Sud, comme le Japon, a également dévoilé son intention d’élargir la zone d’intervention de son unité anti-piraterie « Cheonghae » au détroit d’Ormuz, et ce en-dehors de l’IMSC et de l’EMASOH.

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