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Célébration de la 500ème patrouille de dissuasion d’un SNLE
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Par Maxime Tamburello

 

 

Le 11 octobre à la base aérienne de Landivisiau, la ministre des Armées, Florence Parly, a prononcé un discours à l’occasion de la 500ème patrouille d’un sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), au cours duquel elle a rappelé l’importance de la dissuasion nucléaire dans le dispositif stratégique de défense. Actuellement, l’efficacité de celle-ci repose sur la complémentarité de ses deux composantes : océanique, avec les SNLE, et aéroportée, avec des Rafales.

 

Effective dès 1964 avec les Mirages IV, la dissuasion nucléaire assure en permanence la défense des intérêts vitaux de la Nation, et protège la France contre toute attaque étatique, d’où qu’elle vienne. Le programme des SNLE, lancé par le général de Gaulle en 1964 avec le lancement du programme Q-252 (SNLE le Redoutable), permit à la France de se doter souverainement d’une industrie nucléaire, et de capacités autonomes de décision. Ce programme, élevé au rang de priorité nationale, a tenu les délais contraints, si bien que le premier SNLE le Redoutable commençait sa première patrouille le 28 janvier 1972.

 

Les deux composantes de la dissuasion nucléaire nécessitent des installations de soutien terrestre afin d’être maintenues en condition opérationnelle : pour la composante aéroportée, il s’agit aujourd’hui des bases aériennes de Saint-Dizier et d’Istres ; pour la composante océanique, de la base opérationnelle de l’Île Longue. Pour cette dernière, créée entre 1967 et 1971, les installations doivent être modernisées et adaptées à la prochaine classe de SNLE, dite 3G.

 

D’après la loi de programmation militaire pour les années 2019 à 2025, ces efforts de modernisation impliquent des coûts importants, estimés à 25 milliards d’euros. La composante océanique devrait ainsi bénéficier du développement de la troisième version du missile mer-sol balistique stratégique M51, tandis que le choix du système porteur-missile de la composante aéroportée dépendrait des conclusions des études de conception relatives au successeur de l’actuel missile air-sol moyenne portée améliorée (ASMP-A). Ces futurs investissements ont posé la question de la pertinence du maintien des deux composantes, ce débat ayant été arbitré par le président de la République Emmanuel Macron.

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