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La lutte contre le djihadisme à l’ordre du jour du sommet de la CEDEAO
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La CEDEAO s’est réunie samedi 14 septembre, et a tenté d’apporter des réponses internes à la menace djihadiste – contrairement à la force G5 Sahel impulsée par la France ou encore la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali). Le sommet s’est conclu par l’annonce de la mise en place d’un plan d’action d’un milliard de dollars sur cinq ans. La moitié du financement devrait être supportée par les six Etats membres de l’union économique d’Afrique de l’Ouest (UEAO) tandis que le reste sera apporté par les neuf Etats non-membres de cette dernière.

A raison de 200 millions de dollars par an, la somme vise à soutenir les armées régionales ainsi que les dispositifs sécuritaires déjà présent, comme le G5 Sahel ou la force mixte du bassin du lac Tchad. Les modalités de financement comme la gestion du fond demeurent toutefois encore floues, alors que les précédents subsides peinent toujours à arriver. Il marque cependant une reprise en main de la question sécuritaire par les Etats africains.

Si, pour beaucoup, le sommet devait marquer la fin de la force G5 Sahel et l’avènement de la CEDEAO dans la lutte contre le terrorisme en Afrique, le bilan est à nuancer. La superposition des initiatives anti-terroristes interroge nécessairement : s’agit-il d’une compétition ou d’une complémentarité entre plusieurs instances? Le communiqué final du sommet réaffirme le soutien au G5 et à la force mixte du bassin du lac Tchad, laissant espérer une meilleure collaboration entre ces différents piliers de l’architecture stratégique africaine. Il faut enfin noter l’appel aux financements internationaux, qui peut laisser imaginer que des nouveaux moyens, autres que militaires, seront déployés pour faire face à cette menace protéiforme.

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