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Israël : la fin de l’ère Netanyahou ?
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Par Constance Parpex

 

Lors des dernières élections législatives en avril 2019, le Likoud, parti de droite israélien dirigé par le Premier ministre sortant Benyamin Netanyahou, était sorti gagnant des urnes. Toutefois, ce dernier n’est pas parvenu à former un nouveau gouvernement de coalition, correspondant à plus de 61 sièges. Les partis étaient particulièrement en désaccord quant à la loi sur le service militaire des Haredim qui exempte les étudiants de la Torah du service militaire. Cette dissension avait déjà entrainé la chute du gouvernement précédent en décembre 2018.

 

Fin mai 2019 la dissolution de la Knesset, parlement monocaméral de l’État d’Israël, est approuvée à 74 voix contre 45. Benyamin Netanyahou s’est alors vu contraint d’organiser des élections législatives le mardi 17 septembre 2019, initialement prévues pour 2023. La campagne pour ces élections a été un véritable jeu d’alliances et mésalliances politiques cachant en réalité la tenue d’un référendum pour le maintien ou non de Nétanyahou, au pouvoir depuis dix ans. Mis en examen pour des affaires de corruption, de malversations ou encore d’abus de confiance, Netanyahou donne à l’ancien chef d’État-major de l’Armée de défense d’Israël Benny Gantz du grain à moudre pour sa campagne politique plus ou moins fondée sur la probité.

 

Lors des dernières élections en avril dernier, le Likoud de Nétanyahou et le Kahol Lavan de Benny Gantz avaient obtenu le même nombre de sièges, à hauteur de 35 chacun. La campagne entre les deux partis a été extrêmement serrée et leur victoire est uniquement fondée sur leur capacité à constituer des alliances suffisantes pour obtenir la majorité. La semaine dernière, la campagne a toutefois pris un tournant décisif lorsque le dirigeant du Likoud a affirmé sa volonté d’annexer une partie de la vallée du Jourdain dans la Cisjordanie occupée. À la différence, son rival Benny Gantz n’est pas fermé à un accord de paix avec les palestiniens. Quoi qu’il en soit ces deux candidats s’accordent sur leur refus catégorique de former une majorité en s’alliant : Nétanyahou recherche des alliances avec des partis juifs ultra-orthodoxes, Gantz avec des partis libéraux laïcs.

 

Les résultats publiés vendredi par la Knesset affichent une victoire du Kahol Lavan avec 33 sièges contre les 31 sièges obtenus par le Likoud. Selon les coalitions possibles, le premier pourrait posséder 57 sièges ses alliés et le second 55 avec les partis de droite et ultra-orthodoxes. Pour l’heure, les rivaux ne concèdent rien et attendent que le président israélien Reuven Rivlin choisisse le Premier ministre qui aura la plus grande probabilité de réunir une majorité.

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