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Le sénateur Jim Inhofe devient le nouveau Président du Comité sénatorial des forces armées (SASC)
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Le sénateur Jim Inhofe devient le nouveau Président du Comité sénatorial des forces armées (SASC)

Par Boris Delagenière

 

 

Le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, a annoncé mercredi que Jim Inhofe, âgé de 83 ans, allait devenir le nouveau Président du Comité sénatorial des forces armées (Senate Armed Forces Committee – SASC), le reconnaissant ainsi comme le porte-parole officiel du Sénat en matière de politique de défense.

 

Le sénateur républicain de l’Oklahoma Jim Inhofe va donc diriger officiellement cette institution, après avoir l’avoir présidée par intérim au cours des neuf derniers mois, en remplacement du sénateur John McCain, qui était rentré en Arizona pour recevoir un traitement contre le cancer du cerveau, lequel a finalement causé son décès. Au cours de cette période, Inhofe a exercé une influence considérable sur le processus législatif, en particulier en ce qui concerne le projet de loi sur l’autorisation du budget de la défense, bien qu’il ait régulièrement  fait valoir que le sénateur McCain demeurait à distance le véritable Président du comité.

 

Dans le style offensif qui lui est connu, Inhofe n’avait pas hésité à se faire remarquer à Washington ces dernières années, en appelant ouvertement au déploiement d’avions de combat et de navires de guerre en Europe en réponse aux pressions exercées par la Russie lors de la crise ukrainienne.

 

Républicain de stricte obédience, Inhofe a plaidé, à l’instar de John, contre les budgets de défense de l’administration Obama. Il s’était également montré favorable à une plus grande prise en considération de la menace russe, chinoise et nord-coréenne.

 

Fin tacticien, Inhofe a toujours pris soin d’entretenir des relations courtoises avec Trump, tranchant ici avec la fermeté affichée de John McCain. Avant que Trump ne remporte la présidence, Inhofe avait par exemple été invité à la Trump Tower, dans le cadre d’un conseil consultatif relatif à la sécurité nationale. Depuis, Inhofe n’a pas hésité à louer la stratégie poursuivie par Trump en Afghanistan, mais aussi son sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, son retrait de l’accord nucléaire iranien et, last but not least, l’ouverture de l’ambassade américaine à Jérusalem.

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